Tu comprends pas comment ça se fait, mais tout d'un coup c'est comme si il n'y avait plus rien, juste une sorte de vide dans la tete et dans le coeur. Tu calcules plus rien, ni le mal de tete qui te prend avec une force violente, ni les cachets de dafalgans que tu prends machinalement, par reflexe, parce que tu t'ennuis, pour passer le temps, parce que tu as déjà oublié que tu en as déjà pris 5 avant. Finalement, c'est comme si ton cerveau, face à un trop plein, non pas nécessairement de problemes mais d'angoisses, avait décidé de tout effacer, de faire une pause. A ce moment plus rien n'existe vraiment, tu vis comme dans un rêve, tu te regardes agir, parler, répondre, rire, sans que ce soit exactement toi ; tu sais que tu dois reprendre le dessus sur ton corps qui agit tout seul, mais finalement tu préfère que ce soit comme ça, t'as rien de plus à faire que de te laisser aller. Au final, tes angoisses ressurgissent d'elles même, ce ne sont rien d'autre que des peurs infondées, mais qui au final te paralysent tout de même. Tu sais plus comment réagir, quand tu en parles au final tu te fais engueuler, on te reproche de ne pas comprendre, d'avoir un point de vue strictement égoïste, d'être totalement dans le faux, puis dans les temps qui suivent, on te donne la preuve que tes peurs étaient justifiées, mais t'as pas le droit de le dire, tu sais que si tu remets ces histoires sur le plateau, ça risque d'exploser, ca risque de ne plus passer. Mais tu le fais quand même, parce que et merde, au fond l'honnêté ne peut pas fonctionner si on ne dit pas à ujne personne les impressions qu'on a. Puis finalement t'aurais du fermer ta gueule, mais ça tu le savais déjà, seulement, au fond de toi t'avais quand même espéré, espéré que l'autre accepte la discussion, le reproche, une seule fois, sans s'enerver, sans dire que c'est toujours la même chose, parce que tu sais que l'autre se sens peut être insulté, remit en question, et finit par se braquer. Tu peux pas faire changer ça, tu peux pas faire semblant d'ignorer les problèmes, tes impressions, mais tu ne peux pas rendre l'autre moins susceptible, plus ouvert aux discussions fâcheuses, au final tu reviens à la situation initiale, tu préfère te remettre en pause, rezapper tout, oublier, essayer d'arréter de vivre, sans pour autant mourir, juste ne plus rien voir, ne plus rien entendre, ne plus rien penser, et à nouveau, tu ne comprends pas ton état, ni comment tu en es arrivé là. C'est rien d'autre qu'un putain de cercle vicieux. Bref, rien à signaler, tout va pour le mieux, dans le meilleur des mondes.
Image : Les fleurs que tu m'avais offertes, il y a moins d'un an.